UCAD: face au retard de leurs subventions Les étudiants en master 2 menacent de perturber le système

Les examens de fin d’année à la faculté des lettres et sciences humaines (FLSH) de l’Ucad risquent d’être paralysés par les étudiants en master de ladite. En sit-in, hier, ces derniers promettent des perturbations au sein du temple du savoir.

Les étudiants inscrits en Master 2 à la faculté des lettres et sciences humaines de l’Université cheikh Anta Diop de Dakar réclament leurs subventions de mémoire de recherche.  En point de presse, hier, sur le retard du paiement, ils promettent de durcir le ton, les jours à venir, si leur problème n’est pas réglé par les autorités compétentes. « S’ils ne nous paient pas nos subventions, on va d’abord perturber tout ce qui est l’examen au niveau de la faculté des lettres et sciences humaines. Ensuite, on va utiliser d’autres moyens beaucoup plus brutaux. C’est à eux de voir, s’ils décident de révoquer des étudiants qui ne font que réclamer leur droit, c’est leur problème. On avait lancé un ultimatum d’une semaine pour le paiement des subventions. Aujourd’hui, on avait convoqué l’administration de la faculté des lettres pour discuter avec le doyen et le régisseur des bourses. A  notre grande surprise, au lieu de trouver une solution par rapport au problème, ces gens préfèrent brandir des menaces à notre égard », peste Thione Saliou Béthio, leur porte parole.

Pour ce dernier, les étudiants ne sont pas prêts à reculer devant ces menaces. Parce que, dit –il, qu’ils sont dans leur droit.  « Nous avons fait une déduction que la direction des bourses ne veut pas payer les subventions. Parce qu’on nous dit que les scolarités doivent envoyer le prénom, nom, lieu et date de naissance plus le sujet de recherches de l’étudiant. Mais, ce qui nous étonne le plus qu’il y a des facultés et des universités qui ne l’ont pas fait et qui ont perçu leurs subventions. Ils ont payé les étudiants qui se trouvent dans les autres facultés. Maintenant, ce sont les étudiants qui sont au niveau de la faculté des lettres et sciences humaines qu’ils ne veulent pas payer leurs subventions », explique t-il.

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, le porte – parole de ces étudiants déclare que la scolarité a déjà fait son travail. « On ne peut pas être en master 2 sans pour autant ne pas disposer d’un sujet », laisse t-il entendre.