journalisme française
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PALMARES- Les formations au journalisme ne cessent de se multiplier. Et les écoles reconnues également. Comment s’y retrouver parmi tous ces cursus ? Lesquels vous ouvrent plus facilement les portes de la profession ? Consultez le Palmarès exclusif Figaro Étudiant et Street Press.

» CONSULTER LE CLASSEMENT

Le nombre de journalistes titulaires de la carte de presse a baissé en 2011 pour la deuxième année consécutive. Depuis 2008, ils sont de plus en plus nombreux à être pigistes ou en CDD (7659), et de moins en moins en CDI (27.673). Une observation encore plus flagrante chez les moins de 26 ans: ils sont 35,4% à être payés à la pige et 36% en CDD, contre seulement 27,8% en CDI. (1)

Des formations toujours plus nombreuses

Ces données affichées par l’Observatoire des métiers de la presse ont de quoi dissuader les étudiants de vouloir se diriger vers un tel métier. Et pourtant, à l’image des formations en journalisme qui se multiplient, les jeunes sont toujours aussi nombreux à être attirés par la profession et à se présenter aux concours des écoles de journalisme. Depuis début avril, une quatorzième école vient d’ailleurs d’être accréditée par la Commission paritaire nationale pour l’emploi des journalistes (CPNEJ). L’IUT de Nice-Cannes rejoint ainsi les treize formations reconnues par la profession et fait son entrée dans le palmarès.

Pas facile de s’y retrouver parmi ces écoles 14 écoles, auxquelles s’ajoutent autant d’autres formations qui délivrent un diplôme reconnu par l’Etat, mais «non reconnu par la profession», c’est-à-dire la par la CPNEJ.

La méthodologie

StreetPress et Le Figaro Etudiant ont donc contacté ces établissements afin d’y voir plus clair sur leurs cursus. Si toutes les écoles reconnues ont accepté de se livrer à cet examen, certaines, non reconnues, n’ont pas répondu. Toutes les formations en journalisme n’ont pas été contactées, mais seulement les écoles reconnues et les établissement privés proposant un cursus en deux ans minimum. Les licences et masters professionnels universitaires, ainsi que les formations en alternance, font l’objet d’un article complémentaire dans notre dossier.

Pour classer ces écoles, nous avons retenu neuf critères, qui comprennent eux-mêmes plusieurs catégories. L’employabilité est par exemple basée sur l’insertion professionnelle des étudiants, ou encore sur la qualité des travaux réalisés durant leurs études.

Les formations privées en tête

Cette année, c’est l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille qui arrive en tête avec 84,7 points sur 100. Mais le Centre de Formation des Journalistes (CFJ) de Paris suit de très près: entre les deux écoles, c’est l’avis des recruteurs qui a fait la différence. Ces derniers ont en effet défendu l’ESJ Lille à l’unanimité. Suit l’Institut Pratique du Journalisme (IPJ) Paris en troisième position. L’école rattachée à l’université Paris-Dauphine se distingue notamment grâce à ses efforts en faveur de l’ouverture sociale, avec la présence d’une chargée de mission diversité et égalité des chances et l’accueil d’étudiants en situation de handicap.

Mais les formations publiques sont juste derrière, avec l’IFP qui talonne l’IPJ. L’IJBA (Bordeaux), l’IUT de Tours, le CUEJ (Strasbourg), Sciences Po Paris, le Celsa et l’IUT de Lannion sont également dans le top 10. L’IUT breton, en proie à de graves difficultés financières et à de nombreuses suppressions de postes, chûte toutefois nettement par rapport au classement de 2011. Les formations non reconnues, telles que celles proposées par l’ISCPA ou l’IEJ, arrivent plus bas dans le classement. Et pour cause: posséder un diplôme d’école reconnue est aujourd’hui un réel atout pour accéder au marché du travail.

L’importance croissante des écoles reconnues

Seulement 16% des journalistes titulaires de la carte de presse sont passés par une école reconnue. Mais ce chiffre est représentatif d’une population vieillissante, qui n’a pas (ou peu) connu la crise de l’emploi telle que nous la subissons aujourd’hui, particulièrement en journalisme. Et ce pourcentage croit chaque année. «La moyenne d’âge des journalistes encartés pour la première fois et issus d’un cursus reconnu est de 25,8 ans. Elle est de 31 ans pour ceux issus d’un autre cursus», détaille l’Observatoire des métiers de la presse. La détention d’un diplôme reconnu accélérerait donc également l’obtention d’un emploi.

Un critère confirmé par la plupart des recruteurs que nous avons contactés. Rédacteurs en chef sur Internet, en presse écrite, en télévision et en radio, ils ont donné leurs avis sur les formations en journalisme. Pour ce recruteur de la presse quotidienne nationale, la formation représente un critère primordial: même s’il accepte parfois des stagiaires issus d’autres cursus, en mettant toutefois en garde sur «les boîtes à fric» que peuvent être les formations privées non reconnues, «l’estampille école agréée est essentielle». «Pour les CDD d’été, on ne prend que des étudiants sortant d’écoles reconnues qu’on a testés en stage au printemps», ajoute-t-il.

Sur le web et dans les médias locaux, les recruteurs ne sont pas aussi catégoriques. «L’école joue… un peu», explique une rédactrice en chef d’un site internet. Elle conseille ainsi aux étudiants de passer par une école reconnue, même si elle préfère «les gens non formatés». «La personnalité, la fiabilité, le contact humain et l’enthousiasme» ont également beaucoup d’importance à ses yeux. Pour une de ses collègues, rédactrice en chef d’une radio régionale, «l’école n’est pas déterminante». Elle explique aimer «les profils différents, les approches journalistiques différentes». Pour elle, ce n’est pas tant le diplôme qui compte, mais la pratique et l’expérience du terrain: «On ne prend que des candidats qui ont déjà fait un premier stage». En plus de la formation, la culture générale, le dynamisme, l’expérience et la motivation sont donc essentiels, comme l’explique la rédactrice en chef d’un quotidien régional: «L’école n’influe pas sur la motivation. Ca, c’est intrinsèque.»

(1) «Les journalistes encartés en 2011», rapport 2012 réalisé par l’Observatoire des métiers de la presse et l’Observatoire des métiers et des qualifications de l’audiovisuel, en partenariat avec la CCIJP, Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels.

LIRE AUSSI:

» Devenir journaliste sans passer par les formations classiques

» Benoît Gallerey, enfant de la télé overbooké

SERVICE:

» Toutes les formations dans le journalisme


La méthodologie du classement

Le Palmarès 2013 est noté sur 100 points répartis sur 9 notes, lesquelles recouvrent au total près de 40 critères:

1. Sélectivité et attractivité (15 points)

L’attractivité d’une formation est mesurée par le nombre d’inscrits au concours tandis que la sélectivité correspond au ratio nombre de candidats / nombre de places. La note de sélectivité / attractivité mesure donc l’intérêt des étudiants pour la formation et la sélectivité à l’entrée. Elle représente donc un critère de choix important, lorsque l’on est admis au concours d’entrée de plusieurs écoles!

2. Moyens pédagogiques (8 points)

La note de moyens pédagogiques évalue les enseignements au sein de l’école. Aussi bien le nombre d’heures de cours que le détail des cursus proposés aux étudiants sont évalués dans notre palmarès.

3. Moyens techniques (15 points)

Dans l’apprentissage du journalisme, la technique a sa part d’importance: La mise à disposition de matériel multimédia (vidéo, logiciels, studios, etc.), de fils d’agence de presse, de bases de données et bien sûr… de journaux sont mesurés par ce critère.

4. Avis recruteurs (25 points)

Nous avons sollicité des recruteurs (responsables RH ou rédacteurs en chef) de la presse papier (nationale et régionale), de la radio (nationale et locale), du web (info généraliste et spécialisée) et de la télévision. Nous leur avons d’abord demandé de citer spontanément les formations qu’ils recommanderaient, puis nous avons sollicité leur l’opinion pour chacune des écoles du palmarès.

5. Prix de journalisme (5 points)

La note évalue les prix de journalisme (prix étudiants et grands prix de journalisme) reçus par les élèves et anciens élèves des écoles. Elle est essentiellement basée sur les informations transmises par les écoles.

6. Employabilité (7 points)

La note d’employabilité s’appuie sur les données d’insertion professionnelle des diplômés des différentes formations, mais également sur la qualité des travaux étudiants réalisés pendant la scolarité. Plus ceux-ci seront de bonne tenue, publiés dans des médias reconnus, intégreront une dimension multimédia, plus ils constitueront d’atouts pour les diplômés dans leur recherche d’emploi!

7. Ecole reconnue par la profession (10 points)

Si toutes les formations de notre palmarès proposent un diplôme reconnu par l’Etat, elles sont seulement 14 à proposer le sésame de la «reconnaissance par la profession», c’est-à-dire par la Commission paritaire nationale pour l’emploi des journalistes. Cette reconnaissance permet aux diplômés de ces écoles de ne passer qu’un an par la case «journaliste stagiaire» à leur sortie d’école et de bénéficier en conséquence de niveaux de salaires plus favorables lors de leur première embauche. À noter que cette note sur 10 points n’a pas eu d’incidence sur l’ordre de notre classement, puisque plus de 16 points d’écart séparent l’école «reconnue» la moins bien notée de l’école «non reconnue» la mieux notée.

8. Le réseau d’anciens élèves (5 points)

Le nombre d’anciens élèves d’une école, tout comme le dynamisme du réseau des anciens sont évalués par ce huitième critère. Un élément important pour un secteur ou le recrutement par cooptation représente une part significative des embauches.

9. L’ouverture sociale (10 points)

La note d’ouverture sociale mesure la contribution de l’école à l’ouverture des rédactions vers plus de diversité. Le pourcentage d’étudiants boursiers ainsi que le niveau de réduction tarifaire qui leur est acc

PALMARES- Les formations au journalisme ne cessent de se multiplier. Et les écoles reconnues également. Comment s’y retrouver parmi tous ces cursus ? Lesquels vous ouvrent plus facilement les portes de la profession ? Consultez le Palmarès exclusif Figaro Étudiant et Street Press.

» CONSULTER LE CLASSEMENT

Le nombre de journalistes titulaires de la carte de presse a baissé en 2011 pour la deuxième année consécutive. Depuis 2008, ils sont de plus en plus nombreux à être pigistes ou en CDD (7659), et de moins en moins en CDI (27.673). Une observation encore plus flagrante chez les moins de 26 ans: ils sont 35,4% à être payés à la pige et 36% en CDD, contre seulement 27,8% en CDI. (1)

Des formations toujours plus nombreuses

Ces données affichées par l’Observatoire des métiers de la presse ont de quoi dissuader les étudiants de vouloir se diriger vers un tel métier. Et pourtant, à l’image des formations en journalisme qui se multiplient, les jeunes sont toujours aussi nombreux à être attirés par la profession et à se présenter aux concours des écoles de journalisme. Depuis début avril, une quatorzième école vient d’ailleurs d’être accréditée par la Commission paritaire nationale pour l’emploi des journalistes (CPNEJ). L’IUT de Nice-Cannes rejoint ainsi les treize formations reconnues par la profession et fait son entrée dans le palmarès.

Pas facile de s’y retrouver parmi ces écoles 14 écoles, auxquelles s’ajoutent autant d’autres formations qui délivrent un diplôme reconnu par l’Etat, mais «non reconnu par la profession», c’est-à-dire la par la CPNEJ.

La méthodologie

StreetPress et Le Figaro Etudiant ont donc contacté ces établissements afin d’y voir plus clair sur leurs cursus. Si toutes les écoles reconnues ont accepté de se livrer à cet examen, certaines, non reconnues, n’ont pas répondu. Toutes les formations en journalisme n’ont pas été contactées, mais seulement les écoles reconnues et les établissement privés proposant un cursus en deux ans minimum. Les licences et masters professionnels universitaires, ainsi que les formations en alternance, font l’objet d’un article complémentaire dans notre dossier.

Pour classer ces écoles, nous avons retenu neuf critères, qui comprennent eux-mêmes plusieurs catégories. L’employabilité est par exemple basée sur l’insertion professionnelle des étudiants, ou encore sur la qualité des travaux réalisés durant leurs études.

Les formations privées en tête

Cette année, c’est l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille qui arrive en tête avec 84,7 points sur 100. Mais le Centre de Formation des Journalistes (CFJ) de Paris suit de très près: entre les deux écoles, c’est l’avis des recruteurs qui a fait la différence. Ces derniers ont en effet défendu l’ESJ Lille à l’unanimité. Suit l’Institut Pratique du Journalisme (IPJ) Paris en troisième position. L’école rattachée à l’université Paris-Dauphine se distingue notamment grâce à ses efforts en faveur de l’ouverture sociale, avec la présence d’une chargée de mission diversité et égalité des chances et l’accueil d’étudiants en situation de handicap.

Mais les formations publiques sont juste derrière, avec l’IFP qui talonne l’IPJ. L’IJBA (Bordeaux), l’IUT de Tours, le CUEJ (Strasbourg), Sciences Po Paris, le Celsa et l’IUT de Lannion sont également dans le top 10. L’IUT breton, en proie à de graves difficultés financières et à de nombreuses suppressions de postes, chûte toutefois nettement par rapport au classement de 2011. Les formations non reconnues, telles que celles proposées par l’ISCPA ou l’IEJ, arrivent plus bas dans le classement. Et pour cause: posséder un diplôme d’école reconnue est aujourd’hui un réel atout pour accéder au marché du travail.

L’importance croissante des écoles reconnues

Seulement 16% des journalistes titulaires de la carte de presse sont passés par une école reconnue. Mais ce chiffre est représentatif d’une population vieillissante, qui n’a pas (ou peu) connu la crise de l’emploi telle que nous la subissons aujourd’hui, particulièrement en journalisme. Et ce pourcentage croit chaque année. «La moyenne d’âge des journalistes encartés pour la première fois et issus d’un cursus reconnu est de 25,8 ans. Elle est de 31 ans pour ceux issus d’un autre cursus», détaille l’Observatoire des métiers de la presse. La détention d’un diplôme reconnu accélérerait donc également l’obtention d’un emploi.

Un critère confirmé par la plupart des recruteurs que nous avons contactés. Rédacteurs en chef sur Internet, en presse écrite, en télévision et en radio, ils ont donné leurs avis sur les formations en journalisme. Pour ce recruteur de la presse quotidienne nationale, la formation représente un critère primordial: même s’il accepte parfois des stagiaires issus d’autres cursus, en mettant toutefois en garde sur «les boîtes à fric» que peuvent être les formations privées non reconnues, «l’estampille école agréée est essentielle». «Pour les CDD d’été, on ne prend que des étudiants sortant d’écoles reconnues qu’on a testés en stage au printemps», ajoute-t-il.

Sur le web et dans les médias locaux, les recruteurs ne sont pas aussi catégoriques. «L’école joue… un peu», explique une rédactrice en chef d’un site internet. Elle conseille ainsi aux étudiants de passer par une école reconnue, même si elle préfère «les gens non formatés». «La personnalité, la fiabilité, le contact humain et l’enthousiasme» ont également beaucoup d’importance à ses yeux. Pour une de ses collègues, rédactrice en chef d’une radio régionale, «l’école n’est pas déterminante». Elle explique aimer «les profils différents, les approches journalistiques différentes». Pour elle, ce n’est pas tant le diplôme qui compte, mais la pratique et l’expérience du terrain: «On ne prend que des candidats qui ont déjà fait un premier stage». En plus de la formation, la culture générale, le dynamisme, l’expérience et la motivation sont donc essentiels, comme l’explique la rédactrice en chef d’un quotidien régional: «L’école n’influe pas sur la motivation. Ca, c’est intrinsèque.»

(1) «Les journalistes encartés en 2011», rapport 2012 réalisé par l’Observatoire des métiers de la presse et l’Observatoire des métiers et des qualifications de l’audiovisuel, en partenariat avec la CCIJP, Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels.

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SERVICE:

» Toutes les formations dans le journalisme


La méthodologie du classement

Le Palmarès 2013 est noté sur 100 points répartis sur 9 notes, lesquelles recouvrent au total près de 40 critères:

1. Sélectivité et attractivité (15 points)

L’attractivité d’une formation est mesurée par le nombre d’inscrits au concours tandis que la sélectivité correspond au ratio nombre de candidats / nombre de places. La note de sélectivité / attractivité mesure donc l’intérêt des étudiants pour la formation et la sélectivité à l’entrée. Elle représente donc un critère de choix important, lorsque l’on est admis au concours d’entrée de plusieurs écoles!

2. Moyens pédagogiques (8 points)

La note de moyens pédagogiques évalue les enseignements au sein de l’école. Aussi bien le nombre d’heures de cours que le détail des cursus proposés aux étudiants sont évalués dans notre palmarès.

3. Moyens techniques (15 points)

Dans l’apprentissage du journalisme, la technique a sa part d’importance: La mise à disposition de matériel multimédia (vidéo, logiciels, studios, etc.), de fils d’agence de presse, de bases de données et bien sûr… de journaux sont mesurés par ce critère.

4. Avis recruteurs (25 points)

Nous avons sollicité des recruteurs (responsables RH ou rédacteurs en chef) de la presse papier (nationale et régionale), de la radio (nationale et locale), du web (info généraliste et spécialisée) et de la télévision. Nous leur avons d’abord demandé de citer spontanément les formations qu’ils recommanderaient, puis nous avons sollicité leur l’opinion pour chacune des écoles du palmarès.

5. Prix de journalisme (5 points)

La note évalue les prix de journalisme (prix étudiants et grands prix de journalisme) reçus par les élèves et anciens élèves des écoles. Elle est essentiellement basée sur les informations transmises par les écoles.

6. Employabilité (7 points)

La note d’employabilité s’appuie sur les données d’insertion professionnelle des diplômés des différentes formations, mais également sur la qualité des travaux étudiants réalisés pendant la scolarité. Plus ceux-ci seront de bonne tenue, publiés dans des médias reconnus, intégreront une dimension multimédia, plus ils constitueront d’atouts pour les diplômés dans leur recherche d’emploi!

7. Ecole reconnue par la profession (10 points)

Si toutes les formations de notre palmarès proposent un diplôme reconnu par l’Etat, elles sont seulement 14 à proposer le sésame de la «reconnaissance par la profession», c’est-à-dire par la Commission paritaire nationale pour l’emploi des journalistes. Cette reconnaissance permet aux diplômés de ces écoles de ne passer qu’un an par la case «journaliste stagiaire» à leur sortie d’école et de bénéficier en conséquence de niveaux de salaires plus favorables lors de leur première embauche. À noter que cette note sur 10 points n’a pas eu d’incidence sur l’ordre de notre classement, puisque plus de 16 points d’écart séparent l’école «reconnue» la moins bien notée de l’école «non reconnue» la mieux notée.

8. Le réseau d’anciens élèves (5 points)

Le nombre d’anciens élèves d’une école, tout comme le dynamisme du réseau des anciens sont évalués par ce huitième critère. Un élément important pour un secteur ou le recrutement par cooptation représente une part significative des embauches.

9. L’ouverture sociale (10 points)

La note d’ouverture sociale mesure la contribution de l’école à l’ouverture des rédactions vers plus de diversité. Le pourcentage d’étudiants boursiers ainsi que le niveau de réduction tarifaire qui leur est acc

PALMARES- Les formations au journalisme ne cessent de se multiplier. Et les écoles reconnues également. Comment s’y retrouver parmi tous ces cursus ? Lesquels vous ouvrent plus facilement les portes de la profession ? Consultez le Palmarès exclusif Figaro Étudiant et Street Press.

» CONSULTER LE CLASSEMENT

Le nombre de journalistes titulaires de la carte de presse a baissé en 2011 pour la deuxième année consécutive. Depuis 2008, ils sont de plus en plus nombreux à être pigistes ou en CDD (7659), et de moins en moins en CDI (27.673). Une observation encore plus flagrante chez les moins de 26 ans: ils sont 35,4% à être payés à la pige et 36% en CDD, contre seulement 27,8% en CDI. (1)

Des formations toujours plus nombreuses

Ces données affichées par l’Observatoire des métiers de la presse ont de quoi dissuader les étudiants de vouloir se diriger vers un tel métier. Et pourtant, à l’image des formations en journalisme qui se multiplient, les jeunes sont toujours aussi nombreux à être attirés par la profession et à se présenter aux concours des écoles de journalisme. Depuis début avril, une quatorzième école vient d’ailleurs d’être accréditée par la Commission paritaire nationale pour l’emploi des journalistes (CPNEJ). L’IUT de Nice-Cannes rejoint ainsi les treize formations reconnues par la profession et fait son entrée dans le palmarès.

Pas facile de s’y retrouver parmi ces écoles 14 écoles, auxquelles s’ajoutent autant d’autres formations qui délivrent un diplôme reconnu par l’Etat, mais «non reconnu par la profession», c’est-à-dire la par la CPNEJ.

La méthodologie

StreetPress et Le Figaro Etudiant ont donc contacté ces établissements afin d’y voir plus clair sur leurs cursus. Si toutes les écoles reconnues ont accepté de se livrer à cet examen, certaines, non reconnues, n’ont pas répondu. Toutes les formations en journalisme n’ont pas été contactées, mais seulement les écoles reconnues et les établissement privés proposant un cursus en deux ans minimum. Les licences et masters professionnels universitaires, ainsi que les formations en alternance, font l’objet d’un article complémentaire dans notre dossier.

Pour classer ces écoles, nous avons retenu neuf critères, qui comprennent eux-mêmes plusieurs catégories. L’employabilité est par exemple basée sur l’insertion professionnelle des étudiants, ou encore sur la qualité des travaux réalisés durant leurs études.

Les formations privées en tête

Cette année, c’est l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille qui arrive en tête avec 84,7 points sur 100. Mais le Centre de Formation des Journalistes (CFJ) de Paris suit de très près: entre les deux écoles, c’est l’avis des recruteurs qui a fait la différence. Ces derniers ont en effet défendu l’ESJ Lille à l’unanimité. Suit l’Institut Pratique du Journalisme (IPJ) Paris en troisième position. L’école rattachée à l’université Paris-Dauphine se distingue notamment grâce à ses efforts en faveur de l’ouverture sociale, avec la présence d’une chargée de mission diversité et égalité des chances et l’accueil d’étudiants en situation de handicap.

Mais les formations publiques sont juste derrière, avec l’IFP qui talonne l’IPJ. L’IJBA (Bordeaux), l’IUT de Tours, le CUEJ (Strasbourg), Sciences Po Paris, le Celsa et l’IUT de Lannion sont également dans le top 10. L’IUT breton, en proie à de graves difficultés financières et à de nombreuses suppressions de postes, chûte toutefois nettement par rapport au classement de 2011. Les formations non reconnues, telles que celles proposées par l’ISCPA ou l’IEJ, arrivent plus bas dans le classement. Et pour cause: posséder un diplôme d’école reconnue est aujourd’hui un réel atout pour accéder au marché du travail.

L’importance croissante des écoles reconnues

Seulement 16% des journalistes titulaires de la carte de presse sont passés par une école reconnue. Mais ce chiffre est représentatif d’une population vieillissante, qui n’a pas (ou peu) connu la crise de l’emploi telle que nous la subissons aujourd’hui, particulièrement en journalisme. Et ce pourcentage croit chaque année. «La moyenne d’âge des journalistes encartés pour la première fois et issus d’un cursus reconnu est de 25,8 ans. Elle est de 31 ans pour ceux issus d’un autre cursus», détaille l’Observatoire des métiers de la presse. La détention d’un diplôme reconnu accélérerait donc également l’obtention d’un emploi.

Un critère confirmé par la plupart des recruteurs que nous avons contactés. Rédacteurs en chef sur Internet, en presse écrite, en télévision et en radio, ils ont donné leurs avis sur les formations en journalisme. Pour ce recruteur de la presse quotidienne nationale, la formation représente un critère primordial: même s’il accepte parfois des stagiaires issus d’autres cursus, en mettant toutefois en garde sur «les boîtes à fric» que peuvent être les formations privées non reconnues, «l’estampille école agréée est essentielle». «Pour les CDD d’été, on ne prend que des étudiants sortant d’écoles reconnues qu’on a testés en stage au printemps», ajoute-t-il.

Sur le web et dans les médias locaux, les recruteurs ne sont pas aussi catégoriques. «L’école joue… un peu», explique une rédactrice en chef d’un site internet. Elle conseille ainsi aux étudiants de passer par une école reconnue, même si elle préfère «les gens non formatés». «La personnalité, la fiabilité, le contact humain et l’enthousiasme» ont également beaucoup d’importance à ses yeux. Pour une de ses collègues, rédactrice en chef d’une radio régionale, «l’école n’est pas déterminante». Elle explique aimer «les profils différents, les approches journalistiques différentes». Pour elle, ce n’est pas tant le diplôme qui compte, mais la pratique et l’expérience du terrain: «On ne prend que des candidats qui ont déjà fait un premier stage». En plus de la formation, la culture générale, le dynamisme, l’expérience et la motivation sont donc essentiels, comme l’explique la rédactrice en chef d’un quotidien régional: «L’école n’influe pas sur la motivation. Ca, c’est intrinsèque.»

(1) «Les journalistes encartés en 2011», rapport 2012 réalisé par l’Observatoire des métiers de la presse et l’Observatoire des métiers et des qualifications de l’audiovisuel, en partenariat avec la CCIJP, Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels.

LIRE AUSSI:

» Devenir journaliste sans passer par les formations classiques

» Benoît Gallerey, enfant de la télé overbooké

SERVICE:

» Toutes les formations dans le journalisme


La méthodologie du classement

Le Palmarès 2013 est noté sur 100 points répartis sur 9 notes, lesquelles recouvrent au total près de 40 critères:

1. Sélectivité et attractivité (15 points)

L’attractivité d’une formation est mesurée par le nombre d’inscrits au concours tandis que la sélectivité correspond au ratio nombre de candidats / nombre de places. La note de sélectivité / attractivité mesure donc l’intérêt des étudiants pour la formation et la sélectivité à l’entrée. Elle représente donc un critère de choix important, lorsque l’on est admis au concours d’entrée de plusieurs écoles!

2. Moyens pédagogiques (8 points)

La note de moyens pédagogiques évalue les enseignements au sein de l’école. Aussi bien le nombre d’heures de cours que le détail des cursus proposés aux étudiants sont évalués dans notre palmarès.

3. Moyens techniques (15 points)

Dans l’apprentissage du journalisme, la technique a sa part d’importance: La mise à disposition de matériel multimédia (vidéo, logiciels, studios, etc.), de fils d’agence de presse, de bases de données et bien sûr… de journaux sont mesurés par ce critère.

4. Avis recruteurs (25 points)

Nous avons sollicité des recruteurs (responsables RH ou rédacteurs en chef) de la presse papier (nationale et régionale), de la radio (nationale et locale), du web (info généraliste et spécialisée) et de la télévision. Nous leur avons d’abord demandé de citer spontanément les formations qu’ils recommanderaient, puis nous avons sollicité leur l’opinion pour chacune des écoles du palmarès.

5. Prix de journalisme (5 points)

La note évalue les prix de journalisme (prix étudiants et grands prix de journalisme) reçus par les élèves et anciens élèves des écoles. Elle est essentiellement basée sur les informations transmises par les écoles.

6. Employabilité (7 points)

La note d’employabilité s’appuie sur les données d’insertion professionnelle des diplômés des différentes formations, mais également sur la qualité des travaux étudiants réalisés pendant la scolarité. Plus ceux-ci seront de bonne tenue, publiés dans des médias reconnus, intégreront une dimension multimédia, plus ils constitueront d’atouts pour les diplômés dans leur recherche d’emploi!

7. Ecole reconnue par la profession (10 points)

Si toutes les formations de notre palmarès proposent un diplôme reconnu par l’Etat, elles sont seulement 14 à proposer le sésame de la «reconnaissance par la profession», c’est-à-dire par la Commission paritaire nationale pour l’emploi des journalistes. Cette reconnaissance permet aux diplômés de ces écoles de ne passer qu’un an par la case «journaliste stagiaire» à leur sortie d’école et de bénéficier en conséquence de niveaux de salaires plus favorables lors de leur première embauche. À noter que cette note sur 10 points n’a pas eu d’incidence sur l’ordre de notre classement, puisque plus de 16 points d’écart séparent l’école «reconnue» la moins bien notée de l’école «non reconnue» la mieux notée.

8. Le réseau d’anciens élèves (5 points)

Le nombre d’anciens élèves d’une école, tout comme le dynamisme du réseau des anciens sont évalués par ce huitième critère. Un élément important pour un secteur ou le recrutement par cooptation représente une part significative des embauches.

9. L’ouverture sociale (10 points)

La note d’ouverture sociale mesure la contribution de l’école à l’ouverture des rédactions vers plus de diversité. Le pourcentage d’étudiants boursiers ainsi que le niveau de réduction tarifaire qui leur est accordé est noté. L’existence de programmes à visée d’ouverture sociale en amont de la formation est également évaluée.