école d'ingénieurs

Passer d’une école à l’autre n’est pas toujours facile, mais c’est possible. Le plus souvent, il faut cependant recommencer en première année, sauf si vous réussissez à faire valider votre parcours.

Si la première année n’est pas concluante dans une école, les élèves ingénieurs, “attachés à la notion de filières, se montrent souvent intéressés par une autre école”, constate Claude Borgis, délégué général de la FESIC (Fédération d’écoles supérieures d’ingénieurs et de cadres).

D’une manière générale, les équivalences ne sont pas fréquentes, mais elles existent. C’est ainsi qu’après deux ans à HEI (Hautes études d’ingénieurs) à Lille, Louis Victor a pu intégrer le Cesfa BTP (Centre supérieur de formation par l’apprentissage) du groupe CESI en troisième année, non sans difficultés et après avoir envisagé de multiples options.

Le labyrinthe des équivalences

“Mon niveau n’était pas suffisant pour continuer à HEI. J’aurais pu passer à fac de la Catho de Lille qui a des accords avec HEI [les deux établissements font partie du même groupe, NDLR]. Mais je ne voulais pas car je savais que l’université n’était pas pour moi. Il me faut un cadre”, explique-t-il. Séduit par “les formations alliant théorie et pratique”, le jeune homme postule à un BTS en alternance “mais cela impliquait de reprendre à zéro. Comme je voulais rejoindre le Cesfa, j’ai finalement réussi à obtenir du directeur d’études qu’il valide mon cycle préparatoire car et que l’on sous-entend souvent que le niveau des formations en alternance est moins bon que celui d’une prépa intégrée…”

Or, les concours pour la formation spécialisée en BTP qu’il visait avaient déjà eu lieu. Qu’à cela ne tienne ! Louis Victor décide de tenter sa chance en formation d’ingénieur généraliste. Il est retenu, et parvient ensuite à faire transférer son dossier en spécialité BTP. Restait à trouver une entreprise, condition nécessaire pour être définitivement accepté au Cesfa. Pas évident en période d’été. À défaut du poste d’assistant conducteur de travaux qu’il visait, Louis Victor signe donc chez France Télécom. Et espère trouver une autre entreprise où il pourra poursuivre son apprentissage de manière plus opérationnelle.

Recommencer ailleurs en première année

Si vous n’obtenez pas d’équivalence, sachez qu’il est également possible d’intégrer une autre école en première année, en fonction de ses points forts. Dans cette perspective, venir d’une école appartenant à un réseau n’ouvre pas systématiquement des portes, mais permet d’avoir les bonnes informations, de mieux connaître les autres établissements, leurs attentes, et leurs capacités d’accueil. Demandez conseil à vos professeurs ! Ils pourront vous aider pour reconstruire votre projet, et éventuellement appuyer votre demande auprès de l’établissement que vous visez.

Ainsi, conclut Claude Borgis de la FESIC : “Il existe des passerelles partout. Ce n’est pas automatique,tout se fait au cas par cas, mais l’étudiant peut être soutenu par son établissement d’origine.”L’essentiel est de s’y prendre suffisamment tôt pour bien réfléchir à sa réorientation… et repartir du bon pied à la rentrée suivante !