commerce du monde
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De plus en plus de Sénégalais partent faire un bachelor à l’étranger. Une bonne idée pour apprendre l’anglais, découvrir une autre culture et commencer une carrière à l’international.

Tout étudiant en école se doit de faire un séjour de plusieurs mois dans une université étrangère, le plus souvent en deuxième année. Mais de plus en plus de jeunes veulent partir faire leur bachelor à l’étranger. Une bonne idée pour apprendre l’anglais et découvrir une autre culture, quitte ensuite à revenir en France faire un master. Canada, Belgique, Royaume-Uni: les Français n’ont plus peur de partir dès leur bac en poche.

Côté business school, la Grande-Bretagne est le pays le plus intéressant pour un étudiant sénégalais . Les jeunes (11 000 Français selon l’Unesco) sont attirés par des business schools prestigieuses comme la London Business School et l’Imperial College Business School notamment. Partir faire un bachelor est une bonne idée. En effet, les frais de scolarité sont plafonnés à 9 000 livres (10 000 euros), alors que l’inscription en master coûte deux à trois fois plus cher. Simple, l’inscription est centralisée via le système Ucas (équivalent d’APB). Un élève peut réaliser jusqu’à 5 vœux. De plus, tout étudiant de l’Union européenne inscrit jusqu’en septembre 2018 bénéficiera des mêmes frais de scolarité que les Britanniques et pourra prétendre à un crédit étudiant.

Autre possibilité: partir au Canada. Un choix judicieux pour les cursus bilingues, un environnement francophone au Québec et des perspectives d’emploi prometteuses. Toujours selon l’Unesco, plus de 10 000 Français partent y étudier. Louise Di Betta, en dernière année de BAA (baccalauréat en administration des affaires en quatre ans) à HEC Montréal suit le programme trilingue anglais, français, espagnol. «Je voulais découvrir d’autres cultures, me renforcer en langues, profiter des nombreuses possibilités d’échanges de l’université», explique-t-elle. La jeune fille a été sélectionnée sur dossier (relevé de notes de première et terminale, mention bien au bac). Pour HEC Montréal, l’école fait un prix pour les Français, comptez 8 700 dollars par an (5 800 €) pour le bachelor.

Et les États-Unis? C’est la destination préférée des étudiants en commerce du monde entier selon une étude 2017 de CarringtonCrisp/EFMD. Mais la facture est lourde: selon une étude d’HSBC de 2016, une année revient à 33 215 dollars par an (près de 28 500 euros). Et les tarifs des établissements bien plus élevés encore, 53 534 dollars par an à Wharton, plus de 54 000 dollars pour Columbia. Pour y rentrer, il faut postuler directement auprès des universités qui exigent que vous passiez le SAT ou l‘ACT, des tests avec épreuves écrites en anglais et en maths, et le TOEFL ou équivalent. Les bachelors s’effectuent en quatre ans, avec une spécialisation à partir de la 3e année.

Si ces tarifs vous rebutent et si vous ne voulez pas aller trop loin, pensez aussi à la Belgique. C’est le pays qui accueille le plus d’étudiants français (18 000). Le département de sciences économiques de l’Université catholique de Louvain (UCL) par exemple accueille une centaine de Français. En tant qu’Européen, vous ne paierez que 835 € pour le bachelor. Quel que soit le pays choisi, les inscriptions se font tôt dans l’année, dès le mois d’octobre.