en Belgique
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Universités, hautes écoles et écoles d’art, l’enseignement supérieur belge a une organisation propre. Si les étudiants français privilégient la partie francophone du pays, il existe aussi d’excellentes universités dont les cours sont dispensés en néerlandais. Comment choisir ? Nos pistes pour vous aider à vous repérer.

L’enseignement supérieur belge a ses particularités, notamment linguistiques. “Il y a d’un côté la Flandre où la langue principale est le néerlandais, et de l’autre la Belgique francophone qui est sous tutelle de la fédération Wallonie-Bruxelles. Les étudiants français privilégient cette partie du territoire, proche de la France”, explique Nathalie Vaeck, vice-rectrice à l’enseignement de l’Université libre de Bruxelles. On compte plus de 8.000 étudiants français dans les universités belges.

Les universités en français ou en néerlandais ?

En Belgique, 6 universités sont présentes du côté francophone. Parmi elles, trois sont dites “complètes” (Université libre de Bruxelles, Université catholique de Louvain, Université de Liège) : pluridisciplinaires, elles donnent accès aux cursus courts (diplôme du “bachelier” en trois ans) et aux cursus longs (pour obtenir un “master” en deux ans supplémentaires).

Les trois autres ne proposent pas forcément des masters : il s’agit de l’université de Mons (pluridisciplinaire), l’université de Namur (pluridisciplinaire également) et l’université Saint-Louis Bruxelles (spécialisée en sciences humaines). Le pays abrite aussi 6 universités néerlandophones.

Cette concurrence structurelle a sans doute créé une émulation dans l’enseignement supérieur. À l’origine, les universités étaient toutes francophones. Mais peu à peu celles situées en Flandre ont exigé un enseignement dispensé en flamand. Ainsi, la KU Leuven (KUL), implantée à Louvain, propose depuis 1971 un enseignement en flamand et s’impose comme la rivale de l’Université catholique de Louvain (UCL), qui a déménagé à Louvain-la-Neuve.

Quel que soit votre choix, notez que “dans les études universitaires, l’aspect recherche est dominant, il est intégré dans les enseignements”, précise Nathalie Vaeck. Les universités sont aussi les seules à délivrer des doctorats.

Les hautes écoles pour du concret

En Belgique, les hautes écoles proposent des enseignements plus professionnalisant (technicien de laboratoire, infirmier, comptable, traducteur…). De type court (3 ans), ou long (4 voire 5 ans). “Le système est différent des grandes écoles françaises. Les élèves ingénieurs, futurs managers, sont formés en universités, dans des cursus en cinq ans. Mais des cursus d’ingénieurs techniques, en 3 ans, existent en hautes écoles et ressemblent plus aux BTS français”, décrypte la vice-rectrice à l’enseignement de l’Université libre de Bruxelles.

Les études de santé de plus en plus sélectives

Les établissements belges (universités et hautes écoles) doivent désormais respecter un quota (moins de 30 %) d’étudiants non-belges dans les formations suivantes : kinésithérapie, vétérinaire, médecine, logopédie, dentaire, audiologie.
Après la création, en 2016, d’un concours en fin de première année d’études de médecine et dentaire, a été ajouté en 2017 un examen d’entrée pour pouvoir s’inscrire à l’université dans ces filières en Belgique. “C’est un questionnaire avec des maths, de la physique, de la biologie, des sciences humaines, mais il teste aussi les habilités des étudiants à gérer des situations difficiles, leur empathie”, décrit Nathalie Vaeck, vice-rectrice à l’enseignement de l’Université libre de Bruxelles.

Les écoles supérieures des Arts

Les 16 écoles supérieures des Arts sont des établissements d’enseignement supérieur artistique, organisés ou subventionnés par la Fédération Wallonie-Bruxelles, dispensant un enseignement supérieur de type court et de type long.

Sa spécificité est qu’il comporte un examen d’entrée. Les étudiants doivent démontrer qu’ils disposent des prérequis nécessaires avant de s’engager dans un cursus artistique. Pour ce faire, ils présentent une épreuve avant leur entrée en première année. Pour le reste, le cursus est semblable à celui des hautes écoles.

L’École supérieure des arts (ESA) Saint-Luc de Bruxelles propose par exemple des diplômes de bachelier et de master dans huit disciplines : arts numériques, illustration, bande dessinée, édition, publicité, graphisme, dessin et technologie en architecture, architecture d’intérieur et création d’intérieur. Les épreuves d’admission se déroulent sur trois jours, “75 % des étudiants candidats sont admis, il n’y a pas de nombre de places limite”, précise Julie Dupont, responsable des relations internationales de l’école.

Réputation internationale

La notoriété des universités peut être un critère à prendre en compte dans votre choix. Notez toutefois que les classements internationaux mettent l’accent sur la recherche. Il est donc intéressant de les considérer à partir du niveau master ou doctorat.

Rang Times Higher Education 2018 QS Top Universities 2018 Shanghai (ARWU) 2017
1 KU Leuven 47e KU Leuven 71e Ghent University 69e
2 Ghent University 107e Ghent University 125e KU Leuven 90e
3 Université catholique de Louvain 129e Université catholique de Louvain 153e Université catholique de Louvain 101–200e
4 Université libre de Bruxelles 175e Vrije Universiteit Brussel 182e Université libre de Bruxelles 151–200e
5 University of Antwerp 201–250e Université libre de Bruxelles 205e University of Antwerp 201–300e